Skip to content

La 27ème édition du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) s’est tenu du 16 au 23 Octobre sous le thème « Cinéma d’Afrique et de la diaspora, nouveaux talents, nouveaux défis ». Comme à chaque édition, plusieurs œuvres sont en compétition dans différentes catégories, allant des courts métrages aux longs métrages et documentaires. Dans cette dernière catégorie, se trouve le documentaire « Marcher sur l’eau », réalisé par Aïssa MAIGA. Ce documentaire relate l’histoire de Tatiste, un petit village au nord du Niger, et le combat de ses habitants pour obtenir un forage qui permettra de puiser cette ressource rare qu’est l’eau, profondément dans le sol désertique.

Des jeunes femmes pastorales, membres du réseau des femmes pastorales du Sahel en mouvement ont apporté un soutien considérable à la réalisation de ce long métrage qui touchait leur communauté, en particulier lors du tournage. Fort de cet impact, l’une d’elle du nom d’Aïssatou IBRAHIM, membre de l’Association Baàjol Pulaku du Niger, était présente lors des projections pendant le FESPACO, et a reçu le soutien de Tin Hinan..

A l’issu du Festival, ce documentaire reçoit le prix spécial UEMOA de l’intégration, Catégorie Documentaire qui se compose d’un trophée et d’un chèque de 5 000 000 de francs CFA. Vu l’importance de la thématique soulevée dans le documentaire, notamment le quotidien des populations pastorales, en particulier des femmes, Tin Hinan et le réseau des Femmes pastorales du Sahel en Mouvement ont été très heureux de pouvoir contribuer à relater cette réalité et mener ce combat pour un meilleur accès aux infrastructures vitales des communautés pastorales.

Des membres du réseau Tin Hinan après la projection du documentaire "Marcher sur l'eau", Vendredi 22 Octobre 2021

Cette session s’est tenue virtuellement le 19 août 2021. La précédente session de préparation effectuée par Tin Hinan a permis aux 25 participants (21 femmes parmi lesquelles se trouvaient 15 jeunes filles et 04 hommes dont 02 jeunes) de suivre les différentes activités de la conférence dont  :

  • Un panel d’échange sur le thème : « le rôle des femmes autochtones dans le suivi et la mise en œuvre des instruments internationaux d’un point de vue local et international » , modéré d’ailleurs par l’une de nos membres, Dr Mariam Wallet Aboubakrine ;
  • Une session d’information sur des outils de plaidoyer et une présentation du rapport global sur la situation des femmes autochtones préparé par FIMI.

Les échanges ont été bénéfiques en termes de renforcement de capacités, de partages d’informations et de connaissances.

Cette participation est un acquis irréversible au mouvement de femmes pastorales d’Afrique de l’Ouest  francophone puisqu’il a permis à un grand nombre de leaders de femmes et de jeunes, issues des communautés pastorales et autres groupes, d’avoir accès à la conférence et à suivre avec intérêt les activités et les thèmes abordés par les panelistes et les différents groupes de travaux.

Tout en félicitant l’équipe de FIMI pour avoir facilité la tenue de la session, nous  souhaitons  une collaboration et une assistance plus appropriée aux mouvements des femmes autochtones francophones de l’Afrique de l’Ouest.

Au vu de cette expérience enrichissante, les participantes/participants du Sahel (Afrique) sont davantage motivés à suivre avec beaucoup d’intérêts les prochaines sessions de la 2CMFA, ainsi que d’autres processus internationaux les concernant

Un aperçu des panélistes de la session du 19 août 2021

Quelques participantes/participants pendant la conférence

La 2ème Conférence Mondiale des Femmes Autochtones (2CMFA) a lieu chaque jeudi du 12 août au 02 septembre 2021 en ligne. Elle constitue un espace d’échange virtuel rassemblant divers participantes/participants venus du monde entier. Les objectifs visés par cette conférence sont entre autres d’approfondir les débats autour des stratégies de plaidoyer à adopter dans les instances de décision pour faire reconnaître les droits des femmes autochtones, en particulier face à toutes les formes de violences auxquelles elles sont confrontées. Elle vise également à examiner la situation des mouvements des femmes autochtones à différents niveaux, de sorte à renforcer leurs capacités et faciliter le réseautage entre elles et avec d’autres acteurs. Il est donc primordial pour Tin Hinan, en tant qu’organisation de femmes pastorales, de prendre part à cette conférence en faisant participer les femmes pastorales de son réseau ainsi que les bénéficiaires du projet « Les femmes pastorales du Sahel en Mouvement/Rewbé maroobé Umima/Tanakra Chat Adjama » en Partenariat avec la Fondation Just Society (FJS).

Pour garantir une participation effective de ces groupes de femmes à cette conférence inclusive de haut niveau, et malgré l’isolement géographique, l’insécurité, le manque d’accès aux réseaux internet téléphonique, à l’énergie, le contexte de pandémie. Tin Hinan a relevé ces défis par une approche adaptée. En effet, elle a organisé une session d’apprentissage et d’échanges pour permettre aux femmes de son réseau de ne pas être en marge de cet évènement qui prône les droits et le bien-être des femmes autochtones et dont pour cette semaine le slogan est « Rien à propos de nous, sans nous ». Ainsi, une session sur ZOOM a eu lieu le mercredi 18 août 2021 de 16h à 18h GMT, et a rassemblé au total 25 participants, dont 04 hommes (02 jeunes) et 21 femmes parmi lesquelles se trouvaient 15 jeunes filles.

À la fin de la session, les participantes/participants ont pris connaissance des agendas des différentes sessions de la conférence ainsi que des thèmes abordés et autres évènements prévus. Les capacités des cibles ont été renforcées en termes de communication (prise de parole, prise en main des plateformes virtuelles comme Zoom, familiarisation avec le site web de la 2CMFA). Les échanges fructueux ont permis à ces groupes de femmes d’être en mesure de suivre et participer à la session de la 2CMFA du jeudi 19 août 2021.

         

Un aperçu des participantes/participants à la session de préparation

Association Tin-Hinan : Mieux renforcer les capacités des femmes pastorales en vue de leur autonomisation.

Le lancement officiel des activités avec les acteurs de mise en œuvre du projet « Les femmes pastorales du Sahel en mouvement », suivi de l’atelier de démarrage et d’appropriation dudit projet ont eu lieu dans la matinée du lundi 22 juin 2021 à Ouagadougou.
Cette rencontre qui a réuni plus d’une trentaine de personnes issues de Tin Hinan, OAFA Burkina Faso (BF), des organisations de femmes et jeunes filles des communautés pastorales et des autorités administratives, politiques et coutumières est l’œuvre de l’Association Tin-Hinan en partenariat avec Foundation Just Society a expliqué la Secrétaire Générale (SG)de l’association Tin Hinan et membre de l’Association pour l’épanouissement des femmes nomades, Saoudata Walet Aboubacrine .
👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇
Lire la suite ici 👉👉 www.femininactu.com

Automisation_socioéconomique_des_femmes_pasteurs_du_Sahel

Dr Tegwendé Modeste Yerbanga promet d'accompagner l'association Tin-Hinan.
Le ministre en charge des ressources animales et halieutiques, Dr Tegwendé Modeste Yerbanga a présidé dans la matinée du 22 juin 2021 à l'hôtel Ricardo, la cérémonie de lancement du projet " Les femmes pastorales du Sahel en mouvement". C'était en présence du deuxième adjoint au maire de l'arrondissement 4 de Ouagadougou, et le maire de Gorom-Gorom.
Le Projet: " Les femmes pastorales du Sahel en mouvement" est une initiative de l'association Tina-Hinan ( ATH). Il vise à promouvoir l'autonomisation socioéconomique des femmes et des jeunes filles à travers le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les bénéficiaires directs de ce projet sont: les organisations pastorales de l'Afrique de l'ouest francophone surtout celles affiliées à Tin Hinan qui ont fait leurs preuves auprès de leurs communautés et organisations.
Le ministre en charge des ressources animales et halieutiques, Dr Tegwendé Modeste Yerbanga a salué ce projet de l'association Tin-Hinan. Il a confié que le projet " les femmes pastorales du Sahel en mouvement" s'inscrit en droite ligne des priorités du programme de son son excellence monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso qui fait de la promotion de l'automatisation socioéconomique des jeunes filles et femmes son cheval de bataille. De ce fait, il a rassuré les responsables du projet de l'accompagnement technique et financier de son ministère.
La secrétaire générale de l'association Tin-Hinan, Saoudata Aboubacrine s'est réjoui de l'intérêt que le ministre accorde à leur projet. Elle a invité les partenaires techniques et financiers et les organisations pastorales à accompagner la mise en œuvre de ce projet qui va contribuer à la résilience et la lutte contre la vulnérabilité des femmes pasteurs.
DCPM/ MRAH

 

Jeunes femmes Peuls et Chet Tamasheq (Touareg), membres de Tin Hinan et OAFA-Afrique de l'Ouest au Niger lisant leur déclaration

En préparation de sa Vingtième Session, l’Instance Permanente des Nations-unies sur les Questions Autochtones (IPNUQA), a tenu des dialogues avec les  Peuples Autochtones (PA) des sept régions socio-culturelles, les États membres des Nations Unies (NU) et les agences, fonds et programmes des NU.L’Association pour l’Épanouissement de la femme nomade a participé à ses dialogues, notamment celui de la de la région Afrique  qui a eu lieu les 14 et 15 avril 2021 sur la plateforme virtuelle Zoom.En effet, nos membres des 3 pays sahéliens: Burkina Faso, Mali et Niger ont bravé le soleil, l’insécurité et les défis de connection et d’accessibilité internet pour faire entendre leurs préoccupations en tant que femmes nomades, celles de leurs peuples et de leur régions.Parmi ces préoccupations, il y a l'insécurité grandissante au Sahel, l’impact du changement climatique et des évènements climatiques dans cette région déjà très aride.Elles ont également insisté d'une part sur l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur l’accès aux marchés, notamment de bétails d'autre part sur les conséquences des menaces précitées sur leur santé et bien-être y compris l’exposition aux violences basées sur le genre.Ce dialogue a aussi permis à notre association de mettre l’accent sur l’urgence de faciliter la participation des PA dans les prises de décisions, notamment les femmes et ceux vivants dans des zones éloignées ayant un accès limité au réseau internet, étant peu ou pas du tout habileté à travailler avec des outils numériques.Nos membres ont aussi partagé avec l’audience les bonnes pratiques qu’elles ont mises en oeuvre en tant que femmes de la zone sahélienne, par exemple, pour  face au changement climatique et en réponse à la pandémie.

Alors que nous saluons la grande participation des PA de notre région Afrique à ce dialogue venant de toutes nos sous-régions, la contribution des NU par le  Secrétariat de l'IPSDB-UNFPII, le Secrétariat de OHCHR et ONU-Femmes, nous regrettons l'absence des États africains, à qui nous tendons la main afin de relever ensemble nos défis.

Participant.e.s session2. du Dialogue Afrique.

« Si nous ne plaidons pas, nos droits resteront dans les tiroirs », Saoudata Aboubacrine, SG de l’association Tin Hinan

Secrétaire générale de l’association Tin Hinan, Saoudata Aboubacrine compte participer à la cérémonie officielle du 08 mars avant d’aller passer l’après-midi avec les femmes réfugiées et déplacées. « Je serais avec ces femmes pour leur remonter le moral, causer avec elles et connaitre aussi leurs opinions sur le 08 mars 2021 », fait-elle savoir.

Concernant le thème de la 164ème Journée internationale de la femme, Saoudata estime qu’il est bon de prévoir l’inclusion par le numérique mais cela doit être adaptée à la réalité du grand nombre de femmes rurales qui n’est pas connecté. Cette inclusion, selon elle, passe donc par la prise en compte de la situation des femmes rurales et ce de façon approprié. « Il faut tenir compte du fait que certaines n’ont même pas accès au réseau téléphonique, à fortiori internet ou appareil android ».  La crainte de la secrétaire générale de Tin Hinan, c’est que le thème actuel n’augmente les inégalités entre les femmes. « Ce sont seulement les femmes connectées qui pourront avoir accès aux opportunités qui vont avec cette digitalisation au détriment des autres », déplore Saoudata Aboubacrine.

A l’endroit des femmes, la secrétaire générale de Tin Hinan lance : « C’est à nous d’être persévérante et de faire valoir nos droits. Si nous ne plaidons pas, nos droits resteront dans les tiroirs. Il faut donc qu’on y croit et qu’on continue à lutter ».

https://queenmafa.net/inclusion-financiere-par-le-numerique-ce-quen-disent-les-femmes/  

 

Atténuation et adaptation aux effets des changements climatiques à travers les savoirs traditionnels des femmes pastorales du sahel, dans le cadre du projet financé par FIMI et exécuté par Tin-Hinan de 12/2018 à 09/2020. Il  a permis le renforcement des capacités des femmes, jeunes et leaders communautaires en techniques de production et à la commercialisation des fibres non lignées. Le processus d’homologation de certains produits comme la gomme arabique de Darkoye au Sahel Burkinabè et les fruits des grewia tenax (TARAKATE) et IN-FINE (grewia flavencias)  à Banguikogho (Mali)  en voie de disparition a été entamé. Plusieurs autres activités ont été menées dont l’aménagement du jardin des femmes, la restauration d’un puit, la plantation et le reboisement d’arbres, de plantes utilitaires et  médicinales.

En outre des ateliers de restitution des processus internationaux de mis en œuvre de l’accord de Paris (UNFCCC), convention biodiversité, comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et aux folklores (IGC) ont été organisés. Le projet a été finalisé par un atelier sous régional d’échanges intergénérationnels, de formation et de dynamisation des membres de l’OAFA, Afrique de l’Ouest