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Mariam Wallet Aboubakrine est un médecin de Tombouctou au Mali. Elle est diplômée de l'Université de Tizi-Ouzou (Algérie) et a mené plusieurs recherches en ophtalmologie, obstétrique et gynécologie, pédiatrie et médecine générale. Elle est également titulaire d'une maîtrise en action humanitaire de l'Université de Genève, axée sur les interventions en cas de crise: conflit armé, marginalisation / exclusion et catastrophes naturelles. La dernière partie de ses études portait sur «Le rôle de la médecine traditionnelle chez les Touareg au Mali. Mariam est membre de Tin Hinan, une association de femmes œuvrant pour la défense, la promotion et le développement des peuples autochtones en Afrique, en particulier les Touareg. Mariam est un membre très actif de cette organisation depuis qu'elle est jeune et a travaillé sur de nombreuses questions liées à la santé, telles que la nutrition, la prévention du paludisme et l'éducation en matière de santé sexuelle et reproductive chez les Touareg. Elle a participé à une formation sur la Convention 169 de l'OIT et à plusieurs reprises au Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones. Elle a également fait du bénévolat auprès d'ONG africaines pour défendre les droits de l'homme lors des sessions ordinaires du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et de l'Examen périodique universel en Afrique. Elle est également consultante indépendante en matière d'égalité des sexes, de santé et de résolution de conflits / accords de paix dans les communautés autochtones.

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3è édition du Festival Vivre Ensemble

Avec la participation remarquée de Tin Hinan

 

La 3è édition du Festival Vivre Ensemble s’est tenu du 8 au 12 février 2019 à Tombouctou au Mali, pour promouvoir le vivre ensemble et la cohésion sociale. Avec TIN HINAN, partenaire du Festival.

En participant au Festival Vivre Ensemble, Tin Hinan se convainc qu’il faut renforcer les relations entre les communautés, condition sine qua non d’un monde de paix et d’entraide mutuelle. C‘est mue par cette vision de mutualisation des valeurs, qu’elle s’est associé ses organisations partenaires relais dans la région de Tombouctou dont le partenaire local de Tin Hinan, l’ONG ADJMOR, le groupement de femme de Tiboraghen, le groupement de la sentinelle Kata de Tombouctou.

La participation de Tin Hinan a été marquée par deux (02) activités majeures : Tout d’abord, le Forum Paix, tenu le 09 février à la maire de Tombouctou, dans le cadre du programme des forums débat du Festival. Au cours de ce forum, Saoudata Walet ABOUBACRINE, coordinatrice de l’association Tin Hinan Burkina Sahel et panéliste,  a partagé son expérience et ses connaissances sur les questions du vivre ensemble, du développement et de l’humanitaire.

Il s’est agi notamment des compétences acquises .par les femmes du sahel burkinabé et du Nord Mali, dans le cadre de la prévention et de la gestion des conflits (négociations, médiations, création et animation des comités de veille) dans les initiatives de paix et de sécurité. Des compétences somme toute acquises selon elle, grâce  à la ligne directrice Femme et paix au sahel  de l’Union européenne.

Invitant tous les acteurs à redoubler d’efforts afin d’assurer une pleine participation des femmes et des jeunes à la promotion des valeurs chères à la paix, Mme. Aboubacrine a informé  de la création  le 12 juillet 2016 de la coalition des femmes du Sahel pour la paix» mise en place dans le cadre du

Projet « les Femmes s’organisent pour rétablir la cohésion sociale et l'entente » (FORCE) par l’association Tin Hinane, GREFFA et Handicap International. Elle vise une meilleure représentativité et implication des femmes Rurales et pastorales dans les initiatives de paix.

Pour la deuxième activité qui a connu la participation effective de Tin Hinan, il s’est agi d’une table ronde tenue le 11 février au café jeunesse de Tombouctou sous le thème : «Écriture à Tombouctou à travers les âges, rôle des écrivains dans la promotion de la cohésion sociale et la Paix ». Exécuté par Tin Hinane, Greffa et Handicap International.

Le représentant l’association Tin Hinan au  Panel de cet évènement Hamadi ag Abba, a informé le public de l’intérêt de la promotion des langues autochtones. Il a relayé les informations communiquées par l’UNESCO et la présidente de l’instance permanente des nations Unies Mariam Walet Aboubacrine, qui a fait une communication lors du lancement le 1er février 2019 à New York, de l’Année Mondiale des langues autochtones et en a profité pour promouvoir les activités du Festival vivre ensemble de Tombouctou.

Quant à la dernière activité ayant engagée Tin Hinan, il s’est agi d’un atelier sur les « Changements climatiques, biodiversités, femmes et Paix », qui s’est tenu le 12 février 2019 de 10 h à 17 h. Introduisant les débats, Mme. Aboubacrine a rappelé aux participants que ces activités sont intimement liées au festival du vivre ensemble.

A l’occasion, Tin Hinan a invité les représentants des communautés de Banguikogho, Gargando et Tissikorei ainsi que les services étatiques, les autorités administratives et politiques à consacrer au moins trois (3) heures de temps à l’appropriation du projet « Valorisation des savoirs et savoir-faire des femmes pastorales du Sahel dans le domaine de l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques », financé par le Fond AYNI du Forum international des femmes autochtones « FIMI ».

En outre, Mme Saoudata les  a rappelé les attentes escomptées et les a invités à échanger avec les facilitateurs. Saisissant donc l’opportunité qui leur était offerte, les participants ont dénoncé un certains nombres de fléaux qui dégradent leur milieu environnemental. C’est ainsi qu’ils ont mis l’accent sur les conséquences du changement climatique tels l’assèchement des lacs, l’avancée du désert qui, en réduisant les ressources, deviennent des sources de conflit.

Aussi ont ont-ils regretté que cette année, le manque de moyens ne leur a pas permis d’exploiter judicieusement la montée des eaux du lac Faquibine (qui n’a pas connu de crue depuis 20 ans). Et de lancer un appel aux bonnes volontés dans ce sens.

Félicitant les initiateurs du Festival et de l’atelier, le représentant de la Direction Régionale des Eaux et Forêts de Tombouctou Manassi Dembélé, a informé les participants de l’existence du Fonds du  Delta du Niger concernant Niafounké Goundam et Diré. Il a tenu à remercier le FIMI et l’association Tin Hinan pour l’appui apporté aux communautés du site de Banguikogho, commune de Gargando dans la région de Tombouctou. En outre, il a souligné au passage que de telles initiatives participent à la mise en œuvre des accords de Paris sur les changements climatiques, en particulier au plan d’action Genre et la plate-forme des communautés locales et peuples autochtones.

Et s’il y a eu une très belle note d’espoir pendant ce 3è rendez-vous du donner et du recevoir, c’est bel et bien l’introduction d’un volet humanitaire et cela, grâce au dynamisme des partenaires du Festival Vivre ensemble, au rang desquels Tin Hinan.

Ce volet humanitaire a notamment permis :

  • des consultations gratuites des populations pendant le festival ;
  • l’octroi de bourses d’étude par l’Ambassade du Canada,
  • l’octroi de 20 kits socio professionnels pour des jeunes filles et garçons rapatriés.

Un partenariat que le représentant du président du Conseil Régional de Tombouctou, Yéhia Cissé a salué à sa juste valeur, tout en ne manquant pas de louer les actions de Tin Hihan pour le développement des communautés et la consolidation de la paix. M Cissé a profité de l’occasion pour informer  les acteurs de la société civile des programmes du Conseil régional, tout en rappelant la disponibilité de son institution à les accompagner.

En marge de l’atelier, l’association Tin Hinan et le groupement des femmes de la sentinelle Katta ont profité pour valoriser la production et l’art culinaire de la patte traditionnelle Katta de Tombouctou (patte inventoriée comme produit sentinelle de Slow food International). Elle a par ailleurs organisé deux (02) activées culturelles en faveurs des enfants et des jeunes, notamment une séance de jeux traditionnels et un défilé de mode.

Pour rappel, la 3è édition du Festival Vivre Ensemble, a regroupé pendant cinq (05) jours autour d’activité diverses (débats, conférences, consultations médicales gratuites et activités culturelles), un publics large et très diversifié (autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, représentants d’organisations internationales et locales, jeunes, femmes et enfants).

Damien Raphaël NIKIÈMA

 

Par le jeu TIZADJE, les jeunes expriment certaines valeurs traditionnelles telles que le partage et l’équité.

Promouvoir la paix par les jeux traditionnels

Une initiative de Tin Hinan au 3è Festival Vivre Ensemble

En marge de la 3è édition du Festival Vivre Ensemble qui s’est tenue à Tombouctou du 8 au 12 février 2019, Tin Hinan, a organisé des jeux traditionnels à l’intention des enfants nomades pour leur inculquer la culture de la non-violence et le vivre ensemble.

Ces jeux traditionnels, initiés en partenariat avec le groupement des femmes de Tiboraghen et l’équipe locale de Tin Hinan Tombouctou se sont déroulés le 11 février 2019 au café jeunesse de Tombouctou sous le thème : « Écriture à Tombouctou à travers les âges, rôle des écrivains dans la promotion de la cohésion sociale et la Paix ».

Les jeux qui ont été organisés selon la tradition sous une tente touarègue (Issorares), ont aussi bien intéressés les enfants que les festivaliers au nombre desquels le directeur du Festival Salah Maïga. Ainsi, les enfants de tous milieux ont participé tour à tour aux jeux d’Echi et tizadj, des jeux pratiqués  depuis la nuit des temps par les communautés nomades et qui font la promotion du vivre ensemble tout en facilitant l’interaction entre membres.

Pour la coordinatrice de l’association Tin Hinan Burkina Saoudata Walet Aboubacrine, « la pratique et le développement des jeux traditionnels sont innovants pour l’éducation des enfants, des jeunes et adultes, et aussi contribuent à la culture de la non-violence, à la consolidation de la cohésion sociale, à la paix et au vivre ensemble ».

Au regard donc de l’ambiance qui a prévalu tout le long des séances de jeux, et eu égard à la communion et la fraternité suscitées, l’occasion sera encore donnée de jouer lors de la 4è édition du Festival en 2029,  à en croire les mots de satisfaction de Mme Aboubacrine.

L’atmosphère décontractée suscité par le jeu ECHI dans la diversité traduit à merveille la communion des esprits, loin des angoisses du vécu quotidien

Damien Raphaël NIKIÈMA

Se tenant main dans la main pour exprimer le vivre ensemble entre communautés de la région

Festival Vivre Ensemble de Tombouctou

Tin Hinan célèbre la 3è édition par un défilé de mode

L’initiative est de Tin Hinan qui a tenu à travers ce défilé, à magnifier les différentes cultures de la région de Tombouctou et partant, mettre en valeur les potentialités en matière vestimentaires.

L’événement a eu lieu le 10 février 2019 à l’Auberge du désert de Tombouctou et a rassemblé le temps d’une soirée, jeunes, filles et garçons, qui ont saisi l’occasion pour mettre en valeur les tenues traditionnelles et modernises de leurs communauté de base respectives.

Ainsi, le public sorti nombreux pour la circonstance, a pu apprécier à leur juste couture plus d’une centaine de tenues, les unes aussi belles que les autres. A la fin du défilé, les jeunes mannequins d’une soirée ont saisi l’occasion pour faire passer des messages (imprimés sur leurs tenues) pour dénoncer les maux qui minent leur épanouissement, notamment  la violence faite aux femmes et les mariages précoces et forcés. L’occasion a aussi été belle pour eux, d’inviter tout le monde sans exception, à œuvrer chaque jour pour la promotion de  la paix, de la scolarisation des filles et  la lutte contre les violences faite aux femmes.

Pour la coordinatrice de Tin Hinan, Saoudata Walet Aboubacrine, « l’initiative du défilé de mode entre en droite ligne des activités de promotion des valeurs culturelles menées au quotidien sur le terrain dans le sahel».

Au regard de la participation et de l’engouement suscité, Saoudata Aboubacrine tire un satisfecit général et ce d’autant plus que l’évènement a permis, dans un contexte marqué par l’insécurité, de détendre un tant soit peu l’atmosphère.

Le ZOUMBOU : une coiffure Songhaï originaire de Gao et aussi utilisée à Tombouctou à l’occasion des mariages des frères

Damien Raphaël NIKIÈMA

L’association TIN HINAN a eu le privilège de se voir se confier un rôle dans l’organisation du FESTIVAL VIVRE ENSEMBLE.

Une responsabilité acceptée avec humilité et appréciée à sa juste valeur par l’Association TIN-HINANE qui travaille d’arrache-pied pour la réussite de cet important rendez-vous qui se tiendra  du 8 au 12 février 2019 dans la cité des 333 saints (Tinbuktu) avec au menu une brochette d’activités culturelles et humanitaires dont : un espace d’échanges sur la cohésion sociale et de paix, l'Année Internationale  des Langues Autochtones(https://fr.iyil2019.org/a-propos-de-iyil-2019/), les changements climatiques, la valorisation des savoirs traditionnelles autochtones détenus et transmis par les femmes, un espace de jeux traditionnels autochtones, un défilé de mode traditionnelle, etc…

Pour rappel, le pré-lancement de la de la 3iè édition du festival vivre ensemble a eu lieu à Azalai , Grand Hôtel de Bamako, le 11 janvier 2019.

Cette activité enregistra la présence de plusieurs  personnalités administratives et politiques notamment, de Mme la Ministre de l’artisanat  et du Tourisme, Mme Nina Walet Intallou, représentée par son  Chef de Cabinet, le Maire de la commune urbaine de Tombouctou, Boubacar Ould Hamadi, le Président de l'autorité intérimaire de Tombouctou M. Baba Saïd BALLY dit HANKOYE, le Président de Lions Club Région 12, M. Elhadj Baba HAÏDARA dit Sandi, le Directeur du Festival M. Salaha Maiga.

Toutes et tous à Tombouctou du 8 au 12 février pour le vivre ensemble !

Bamako, le 12 janvier 2019

ABOUBACRINE AGOUBA

Tin Hinan accompagne les 16 jours d’activisme contre la VGB et le 70e anniversaire de la déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unies du 25 nov au 10 déc 20 18 , Tombouctou, Mali.

Les 3èmes Entretiens Techniques du PRAPS se sont tenus à la satisfaction générale des organisations membres du WAMIP (Alliance Mondiale des Peuples Mobiles et Autochtones) présentes aux travaux.

Le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) a organisé du 15 au 17 octobre 2018 à Ouagadougou (Burkina Faso), ses 3èmes Entretiens Techniques (ETP3) sur le thème de l’ « Amélioration de la santé animale en zone sahélienne ».

Les participants venus du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad, du Sénégal, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau et du Burkina Faso, ont pendant trois (O3) jours d’échanges fructueux, réfléchi sur le mode de fonctionnement et la structuration des services vétérinaires, ainsi que le système de gestion des maladies transfrontalières.

 Ainsi, la synthèse des travaux a permis de dégager des perspectives et de faire de fortes recommandations au PRAPS, aux fins d’une véritable amélioration de la santé animale au sahel.